≈ Le livre de Joseph Taïcoun ≈

Les murs que vous avez voulu bâtir autour de nous, nous leur donnons des roues, ils se déplacent au loisir du souffle de notre imagination. Notre vie n’a toujours été qu’un seul voyage. Il suffit de réinventer les roues à chaque moment de notre parcours.

Emporte avec toi juste ce dont tu as besoin pour aller sur le lieu de départ de ton prochain voyage. Ecoute toujours l’avis de ton cheval : il n’a jamais inventé la clôture, il n’a pas inventé les frontières ni les carnets de circulation. Il sent l’eau de loin et le feu aussi.

On ne nous interdit pas de circuler, on ne nous interdit que de stationner. Ainsi, n’est- il pas imprudent de dormir tout en conduisant ? Car il faut bien dormir, n’est-ce-pas ? C’est pourquoi on nous a aménagé des aires de repos avec du grillage qui isole de la route.

Ne t’approche pas du barbelé. Le violon de ton père a été brûlé, le sourire de ta soeur a été brûlé, le chant de ton frère a été brûlé, la beauté de ta mère a été brûlée. Rappelle-toi comment, chaque jour, on chante la chanson qui va avec le temps qu’il fera demain.

Jac Lavergne (Taïcoun)

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