≈ Les amours profondes ≈
(En jeu)



(JPG)

Je voudrais une femme impossible à calmer,
Une sombre beauté longuement attendue
Qui rendit à mon corps l’âme que j’ai perdue
Et qui me fit mourir à force de m’aimer
...
Orientale XXVIII - Adelphe Froger

J’aime par dessus tout les poses surannées
Des vieux chats accroupis auprès des cheminées,
Qui,les yeux grands ouverts en d’éternels ennuis,
Semblent incessamment rêver au fond des nuits
...
Les chats XXX - Adelphe Froger

...
Quand je souffrais un peu, je marchais auprès d’elle
Et je l’accompagnais comme un ami fidèle ;
Elle me consolait quand je souffrais un peu.

Et quand je pleurais trop pour pouvoir rien lui dire,
Elle me regardait, avec un doux sourire,
Elle me montrait avec ses mains le grand ciel bleu.

La Folle XXXIV - Adelphe Froger

Est-il bien raisonnable en ce début de XXIème siècle de faire preuve de romantisme, de passion ?...

Est-il encore à l’ordre du jour d’oser aimer ?...

"Les Amours profondes" est un concert où des écritures profondes et poétiques, dites et chantées, sont posées sur des musiques inspirées de bourrée, tango, flamenco, swing...

Un écho lointain, de presqu’un siècle et demi, aux écrits d’Adelphe Froger, pour affirmer la présence actuelle du sentiment sous ses formes variées...

(JPG)

Evelyne Moser : violon, voix

Jac Lavergne : accordéon, voix



- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

-  Quelques mots relatifs à la première version de ce concert avec la violoniste Elise Kusmeruck...



... magnifique, inventif, harmonieux, respect à tous les deux.

Pierre Fernandès - Auteur, comédien, metteur en scène



... Nous, nous ne pouvons peut être pas parler de romantisme, de passion, d’amour, les yeux dans les yeux... mais La Compagnie Léon Larchet peut le faire. La voix de Jac, son accordéon en osmose avec le violon et la voix d’Elise Kusmeruck : nous étions sous l’emprise d’un charme, d’une forme d’évidence...

Cécile Nouzille - Le Poulailler, cabaret rural - 01/02/2016



La danse des feuilles

Concert-bal en duo Le Falgoux (Cantal) fin Octobre 2015

Le vent a soufflé fort la nuit dernière dans la vallée du Mars décollant ça et là quelques lauzes des maisons du village du Falgoux dans le Cantal. Ce matin, le ciel était bleu et quelques restes du vent chaud de la nuit ont secoué en courtes rafales les arbres de la place du village. Ce soir, grâce aux sons et aux mots de Jac Lavergne et Elise Kusmeruk, c’est un autre souffle qui a remué les corps et les âmes du public présent à la maison de site du Falgoux, un souffle poétique. Pas facile d’oser le langage de la poésie. La poésie c’est à la fois la peur panique de l’enfant forcé de s’exécuter devant ses camarades trop contents d’avoir échappé à la « récitation » mais c’est aussi, plus tard dans la vie d’un homme ou d’une femme, la rencontre avec des mots qui semblent dire exactement le monde tel qu’il ou elle le ressent intimement. Courageux donc d’aller sur ce terrain glissant. Ce soir en faisant de la poésie l’axe centrale de leur performance, Jac Lavergne et Elise kusmeruck ont esquissé une troisième voix osée, risquée, mais totalement convaincante. « Si tu veux parler à tout le monde, en contournant les sujets qui divisent, il faut user de poésie. C’est le seul moyen de transporter tout le monde dans un espace sensible au delà des réalités qui nous entourent et ainsi de susciter l’émotion, le trouble » en dit Jac. Et voilà que durant 1h 15, on passe en les écoutant des mots dits aux chants, portés par une musique finement ciselée qui sonne comme l’écho légèrement différé de quelques traditions orales d’ici et d’ailleurs. On y parle d’oiseaux, d’arbres et d’amour, le tout sans ironie et à pleine voix. La salle ne s’y trompe pas et de longs applaudissements viennent ponctuer la fin du concert. Dans le petit monde des musiques traditionnelles auquel cette proposition peut être rattachée, la nature de leur geste artistique est suffisamment rare pour être chaudement saluée. Car soyons honnêtes, on y entend ces temps-ci beaucoup de réinterprétations du répertoire traditionnel ou néo traditionnel et bien peu de gestes créatifs portés par une écriture engagée et inventive.

. . . . . . . . . . . . . . . .

Il est 2h du matin. Du fromage de Cantal, du pain et une bouteille de vin ornent la table de la maison d’Isabelle qui nous programmait ce soir et nous reçoit maintenant chez elle en souriant discrètement. La discussion va bon train et chacun donne ses impressions sur le spectacle de l’autre. J’ai aussi joué ce soir et une question me brûle les lèvres : « Et toi Jac comment composes-tu ? » Un morceau de pain et de fromage et une gorgée de vin plus tard, Jac finit par lâcher laconiquement : « Oh moi tu sais, je suis un instinctif... » Je n’en saurai pas plus, dommage.... Dehors, les feuilles dansent la tête en bas, ravies d’avoir été si bien chavirées par les masses d’air de ces derniers jours. A l’envers, il arrive parfois qu’ on voit mieux qu’à l’endroit.

Jean-François Vrod - Compositeur, musicien - 04/11/2015



Extraits sonores

(GIF)

En scène les ...

(GIF)

Galerie des affiches

(GIF)

Photo de presse

(GIF)

Fiche technique son

(GIF)

ecriraleon@leonlarchet.com

Retour au sommaire des Spectacles

Si vous souhaitez laisser un commentaire, accédez au Facebook de la Compagnie Léon Larchet


Répondre à cet article