≈ CD Muzikadansé n°3 ≈

(JPG) Nouvelles musiques pour la cabrette(GIF)

Depuis mon enfance, j’ai régulièrement entendu jouer de la cabrette dans des contextes variés, parfois très bien, parfois très mal, mais en général par des musiciens qui traitent l’aspect historique de cet instrument...

J’ai eu le plaisir de partager la musique avec Dominique Paris, Didier Pauvert, André Ricros, Yves Cassan, Michel Esbelin...

Je me suis imprégné des musiques de Jean Bergheaud, Antoine Bouscatel, Victor Allard, et bien d’autres d’avant...

et aussi Pierre Ladonne, Christophe Burg, Joseph Ruols, Thierry Mirebeau, Jean Bona et bien d’autres d’aujourd’hui...

De ce que je connais des multiples aspects de ce pays d’Auvergne avec lequel je vis depuis 50 ans, il est évident que ce pays a du caractère et il en va de même pour ceux qui vivent à son rythme avec la conscience d’un lien fort.

S’il est un fait acquis, c’est qu’une grande partie de l’histoire de la cabrette s’est écrite à Paris, dans les bals auvergnats « à la musette », et c’est dans ce contexte que cette culture émigrée du Massif central a goûté à la fusion et aux mélanges pour façonner la musique de cabrette que l’on connaît aujourd’hui et qui n’a que peu évolué depuis près d’un siècle.

La cabrette en tant qu’instrument de musique est un outil de langage qui peut raconter l’Auvergne et les êtres qui y évoluent. J’ai pris un profond plaisir au travers de ces écritures musicales à donner à cet instrument un vocabulaire supplémentaire au service des sentiments, des émotions et des façons de raconter l’Auvergne du XXIème siècle.

En tant que musicien très polyvalent, je me suis formé au contact de multiples influences, et c’est donc tout naturellement que ces nouvelles musiques de cabrette s’en trouvent imprégnées. On y retrouvera la saveur archaïque des anciennes mélodies de montagne, des rythmes dansants du bal musette, parfois quelques épices d’influences arabo-cantalouses et autres colorations harmoniques de la Méditerranée...

Mesdames et Messieurs, je vous souhaite un grand plaisir à découvrir ces musiques pour cabrette d’aujourd’hui...

Jac Lavergne



Avec :
-  Sandrine Lagreulet, cabrette
-  Jac Lavergne, accordéon, compositions


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Compagnie Léon Larchet
Le Moulin de Lestang
37460 Orbigny

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Beau boulot. Le mélange fonctionne à merveille. Le retour aux sources apporte le fond de sauce et l’écriture et l’interprétation font le reste. Si je confirme que tout va bien, c’est pour donner un grand coup de chapeau à Sandrine qui parvient à intégrer les musiques de Jacques en faisant disparaitre toutes les difficultés pour les rendre accessibles. La cabrette s’offre à nouveau sur le marché de la nouveauté et des tentatives innovantes qui jusque là étaient légèrement en sommeil. Je rassure les puristes, les éléments de style ne sont pas mis au panier. Tout est bien là et ô combien !

- André Ricros -


Extrait de La chèvre et les trapézistes :

... Quand Jacques Lavergne convie la cabrette de Sandrine Lagreulet dans leur Musikansé N°3, il s’attaque à une montagne de verre : l’objet culte de la tradition orale auvergnate, le couple Cabrette-Accordéon. On connaît la légende de la naissance de cette formation intrumentale. Bouscatel, le roi des cabretayres sent le vent tourner, il renifle la nouveauté en la personne de Charlot Péguri, le rital qui joue magnifiquement de l’accordéon. Quelques bals-musette et disques 78 t plus loin, l’affaire est dans le sac ; Nous sommes en 1905 et la tradition orale fera le reste. Les codes mélodiques, harmoniques et formels de cette musique seront inscrits dans le zinc des têtes de musiciens, des danseurs de bourrées et des bars de la rue de Lappe. Une montagne donc, d’age vénérable donc... C’est sur cette montagne que Jacques Lavergne à l’accordéon secondée de Sandrine Lagreulet à la cabrette a installé une deuxième montagne ; à l’envers, la tête en bas. Plus petite que la première (plus jeune aussi), elle est pourtant comme un écho à la première, elle en respecte les codes et les chemins, on les emprunte autrement, voilà tout. Et voilà que par miracle, cela s’inscrit parfaitement dans le paysage de notre temps. En haut de ce double triangle, la cabrette ressemble à la chèvre de Monsieur Seguin : Elle regarde en bas dans la vallée et s’enivre elle-même de tant de liberté et d’audace. C’est une véritable fête de la voir faire, hésiter parfois, chanter toujours. Mais rassurons nous, dans le monde de Jacques Lavergne, les loups sont gentils et mangent à heure fixe. Quelques années plus tôt un autre alpiniste avait ouvert quelques voies, il s’appelait Thierry Mirebeau, il jouait lui aussi de la cabrette et faisait partie d’un groupe féru de moustiquaires. Quelques ténors mal lunés s’étaient alors chargés de lui rappeler les bienfaits de la tradition en suppositoire.

- Jean-François Vrod - Violoniste, compositeur, improvisateur... Février 2014.


Ça swing de l’intérieur et ça se déploie avec un naturel tout à fait rafraîchissant.

- Jean-Michel Plasse -


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MKD 3 - Trad Mag n°147


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