≈ Chanson Oudouze ≈


J’ai envie de planer sous la caresse du vent
Et d’aller me lover dans un creux du firmament

Je voudrais chanter à mon amant
Que les nuages sont des coussins blancs
Que le ciel est comme un lit géant
Où il fait bon s’aimer de temps en temps

Je veux du soleil pour éclairer ma vie - Je veux des merveilles à l’infini
Je veux du bonheur pour allumer la nuit - Je veux les saveurs d’un paradis

La bonne fée du mitard n’a pas voulu m’écouter
Elle a tué le cafard à qui j’avais raconté

Que l’argent que mon corps a gagné
N’a pas payé ce qu’ils m’ont arraché
Que le sang que j’avais fait couler
Avait rougi la prairie de mes nuits

Aujourd’hui il reste des barreaux agrippés à ma mémoire
Et des bruits de verrous que l’on ferme chaque soir

Il y a dans les yeux des passants
Comme un brouillard qui sert de paravent
Qui sépare du monde des vivants
Celles dont la vie a pris un mauvais tournant



Texte de Jac Lavergne, chanson du spectacle Antelma Duz

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