≈ 10 ans de Cie Léon Larchet - Jac Lavergne ≈

J’ai révé faire un drôle de mélange.
Il y avait déja des choses qui existaient, oui, des belles parfois. Mais y’en avait pas pour tout le monde, pas en question de quantité mais plutôt en terme de correspondance. C’est ça, je me dis qu’il faut pour chacun des plaisirs qui lui correspondent bien, qui aillent dans la satisfaction de nécessité très naturelles. C’est sans doute un peu comme manger, dormir, faire l’amour, et tant d’autres choses encore. Mais attention, y’en a qui bouffent de la merde, qui dorment sous tranquilisants et qui baisent au hasard..

Il y a quelque chose au fond de nous qui appelle les belles phrases, des phrases faites de mots courtois et de notes carressantes. Il y a quelque chose dans ce fond de nous qui réfute la consommation vulgaire et forcée. Il y a quelque chose en nos coeurs qui nous pousse à chercher une émotion simple et vraie, et sa juste valeur dans un commerce habile et respectueux.

Alors au diable les conflits d’unités, j’ai mélangé dans le chaudron :
- la berceuse et la tempète
- le Japon et le jambon
- la rivière et l’accordéon
- le cabaret et l’internet
- la fille de la voisine et la facture du garagiste
- les lumières de la nuit et les odeurs du printemps
- et tant d’autres choses encore et encore...
Et ça n’en finissait plus, le bouillon de mes rèveries s’épaississait de mille denrées, et des plus fades aux plus salées, des plus amères aux plus sucrées, elles se mettaient à mijoter, à dégager des saveurs de fraternité, à libérer des odeurs de libres pensées. Alors une merveilleuse vapeur d’humanité s’envollait vers les nuages pour participer au voyage.

Mesdames et Messieurs, je pensais servir pour ces 10 ans ce plat d’anniversaire, mais en fait il nous faut être encore patients, je crois qu’il va falloir laisser reposer...

Jac Lavergne, novembre 2008

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